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Pour ne pas multiplier sur ce blog les articles évoquant "Mécanique d'un homme heureux", je regroupe dans celui-ci ce qu'en disent les lecteurs...

Et je commence par le premier d'entre eux, l'éditeur de Yovana, Julien Poujol. En effet, interrogé à l'occasion de la rencontre organisée avec Les Collecteurs au mois de novembre au Gazette Café (Montpellier), voici le témoignage qu'il nous a livré :

Bonjour à tous,

Tout d’abord, mes excuses pour ne pas avoir pu faire le déplacement ce soir, et un grand merci aux Collecteurs et au Gazette Café pour accueillir Laurence et notre « Homme heureux », mettant ainsi à l'honneur le travail des éditions Yovana.

Plus d’un an an et demi, déjà, se sont écoulés depuis qu’au détour d’une rencontre interprofessionnelle à Montpellier, Laurence m’a pour la première fois parlé, avec passion, du projet de traduction d’un roman de Dario Jaramillo Agudelo qu’elle portait depuis plusieurs années déjà. Comme beaucoup d’auteurs et de traducteurs - lesquels ne forment en fait qu’une seule et même entité, toutes mes excuses, je reprends donc… Comme beaucoup d’auteurs, donc, elle se heurtait à l’épineuse recherche d’un éditeur. L’équation était à la fois claire comme de l’eau de roche et bigrement complexe à résoudre : il lui fallait trouver un éditeur qui, tout d’abord, serait presque aussi amoureux qu’elle de la prose de Jaramillo et qui, ensuite, accepterait de prendre le risque de proposer au public français cet auteur injustement méconnu de nos compatriotes.

Que l’on m’autorise à le dire, maintenant que l’accouchement de ce projet s’est bien passé et que nous sommes fiers du résultat (ce bel ouvrage que vous avez devant les yeux) : oui, je peux aisément me mettre à la place de ceux qui n’ont pas eu le courage de s’y aventurer !

Pourquoi ? Certainement parce que la prose de Dario Jaramillo est déroutante, inclassable, et qu’en cela elle détonerait dans bien des catalogues trop cadrés ou trop sérieux. En pleine construction de la collection « Romans Situés » dont les contours se voulaient assez larges, j’ai pour ma part été ravi d’accueillir ce projet qui permettait d’entrer en Colombie sans passer par l’évocation des violents remous de son histoire récente ni se raccrocher à l’héritage direct de Gabriel Garcia Marquez. Grâce à Dario et Laurence, nous étions en mesure de proposer une singulière incursion dans une Colombie dont la bourgeoisie citadine semble aussi névrosée que la nôtre. En traversant ce roman, nous sommes certes dépaysés, plongés dans ce pays (et, plus globalement, dans ce continent) aux règles de fonctionnement déroutantes aux yeux d’un Européen, mais le voyage est surtout littéraire et psychologique. Ce n'est pas sur les sentiers sinueux de la forêt amazonienne que nous emmène ce roman - on est en pleine Bogota, ville n'ayant rien de particulièrement exotique - mais dans la psyché non moins insondable d’un ingénieur mécanicien à la retraite. Bref, « Mécanique d’un homme heureux » entrait idéalement dans notre philosophie éditoriale, qui s’évertue à défendre des récits vagabonds, mais maintient avant tout le cap de la créativité littéraire.

Vous l’aurez compris, le premier obstacle était franchi : Laurence a su transmettre son virus à un éditeur ! Quant à la prise de risque attenante à un tel projet, nous l’assumons d’autant plus qu’elle vient aussi afficher le caractère aventurier de notre jeune maison d’édition et apporter une nouvelle dimension à notre catalogue.

« Mécanique d'un homme heureux » est notre premier ouvrage traduit. Eh oui, on a commencé par un pavé ! Pas de petits risques ! Un pavé tout ce qui a de plus digeste, qui se dévore littéralement, à en croire nos premiers commentaires de lecteurs. La justesse et la pertinence de la traduction y est pour beaucoup. Merci Laurence, et merci à vous pour vos retours de Collecteurs exigeants et passionnés.

Julien Poujol

 

J'en profite pour renouveler tous mes remerciements à Julien, puis à Marie-Laure qui l'a rejoint, pour la confiance et le travail réalisé ensemble. C'est une belle aventure, qui continue puisque maintenant il s'agit de faire en sorte que la Mécanique et Darío Jaramillo rencontrent leurs lecteurs francophones !

Parmi les premiers avis, voici celui de Pilar Martínez pour Feedboks arrivé hier : "Avec une traduction vraiment remarquable de Laurence Holvoet, Editions Yovana nous présente, par l’intermédiaire de cette histoire addictive, une critique acerbe et précise de la haute bourgeoisie colombienne. (...)"

Il y a également le très riche site de Babelio où les lecteurs nous expliquent leur point de vue et partagent leurs citations préférées !

 

Article ouvert donc. Je rajouterai les liens au fil des jours.